On croyait que les femmes montaient à Paris pour décrocher un poste en cabinet de conseil ou goûter aux rooftops du Marais. Erreur. Beaucoup viennent aussi pour une raison beaucoup plus pragmatique : Paris, c’est le plus grand showroom d’hommes de France.
Elles viennent faire leurs emplettes sentimentales. Trois ans de tests, d’essayages, de comparaisons… puis retour en province, avec ou sans trophée.
Le rayon masculin le plus fourni du pays
En province, c’est vite réglé : les applis tournent en boucle sur les dix mêmes profils, les soirées ressemblent à un bal de village modernisé, et les cercles sociaux s’épuisent en six mois.
À Paris, c’est l’inverse. Ici, l’offre est pléthorique : banquiers du 8e, artistes torturés du 11e, start-uppers insomniaques du Sentier, expats séduisants du Marais. Un casting taille XXL.
Bref, pour une femme, venir à Paris, c’est comme passer d’un Monoprix de province à un concept-store de luxe.
Trois ans, pas plus
Le timing est connu :
- Arrivée entre 23 et 28 ans. “Stage de fin d’études”, “nouveau poste”… L’alibi est professionnel, la curiosité est sentimentale.
- Phase d’essayage : dîners Tinder, afterworks au Rosa Bonheur, rendez-vous improvisés entre deux vernissages. Les profils défilent comme des mannequins sur catwalk.
- Point de bascule : au bout de trois ans, l’énergie parisienne devient épuisante. Trop cher, trop speed, trop bruyant. Place à la sélection finale.
Retour en province, bagage affectif compris
C’est là que le plan se révèle :
- Certaines repartent avec le Parisien capturé, prêt à troquer son deux-pièces du 10e pour une maison avec jardin à Nantes.
- D’autres repartent seules, mais rodées, avec le sentiment d’avoir écumé le plus grand marché sentimental de France.
Paris, escale stratégique
Il faut le dire franchement : pour beaucoup de femmes, Paris n’est pas le but, c’est l’étape.
Un sas d’expérimentation, une salle d’essayage à ciel ouvert. On teste, on compare, on élimine. Et une fois le tri fait, on retourne à Lyon, Bordeaux ou Toulouse… pour se poser enfin, après avoir “fait ses armes” sur la capitale.
Les hommes parisiens, figurants ou élus ?
Flattés, utilisés, parfois gardés. Beaucoup d’hommes à Paris servent de crash test sentimental plus que de compagnon définitif. Et c’est sans doute ça, la vraie brutalité du marché amoureux de la capitale : les femmes viennent y chercher la quantité pour mieux repartir avec la qualité.
Source : article pulsé par Rémy d’après ses observations et coachings